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La Petite Robe de Paul

La Main Gauche

PetiteRobeDePaul-charenton.inddDe Philippe Grimbert
Adaptation de Philippe Grimbert avec la collaboration de Frédéric Andrau
Mise en scène : Frédéric Andrau
Distribution : Fabrice Moussy, Valérie Gabriel, Andréa Brusque, Anna Strelva et Léa Wiazemsky
Assistante : Sylvie Amato
Scénographie : Goury
Lumières : Ivan Mathis
Costumes : Frédéric Cambier

Co-production La Main Gauche / Les Théâtres – Charenton le Pont – Saint Maurice / La Maison des métallos / ATC Théâtre de Saint-Maur.
Aide à la création du Conseil Général du Val-de-Marne. Avec le soutien de la ville de Fontenay-sous-Bois.
Parrainage Château de Christin (www.chateaudechristin.fr)

Presse

Dumas, théâtres, Coups de coeur et commentaires
«Frédéric Andrau met en scène l’intime avec logique. Il a construit l’espace scénique du couple en plan incliné dont la surface grise est élastique (scénographie : Goury). Le fond de scène est noir et fonctionne comme un promenoir, un « ailleurs » qui contrôle l’espace central. Les lumières d’Ivan Mathis cernent les personnages. Les comédiens évoluent avec souplesse entre passé et présent, fantasme et réalité. Ils ne trichent pas, le décor se plie à leurs confidences, ou à leurs cachotteries.
C’est un très beau travail. »

Fip, par Stéphanie Daniel
«Une rencontre à paris, belle et double; celle d’une œuvre et d’un lecteur éclairé. Puis celle d’un auteur, et d’un metteur en scène de talent. Fréderic Andrau met en scène l’adaptation de  « La Petite Robe de Paul» de Philippe Grimbert, nous plongeant dans le marais des maux, des illusions et des secrets de famille. On y navigue au plus profond de l’intime et aux confins de l’inconscient, oscillant toujours entre fantasme et réalité; un spectacle troublant, remarquable et élégant, qui chatouille notre imagination et gratouille notre mémoire avec exigence, et on en redemande.»

Kouran d’art, par Marie- Laure Atinault
« Il n’est pas toujours aisé de faire passer le roman à la scène. Certain roman reste réfractaire au changement. Le passage de la page à la scène peut être préjudiciable. Ici il y a deux rencontres : celle d’une œuvre et d’un lecteur éclairé, Fréderic Andrau, puis celle d’un auteur, Philippe Grimbert et d’un metteur en scène. Ensemble ils ont fait une adaptation qui permet le passage entre la lecture et la représentation.
Lorsque le spectateur entre dans la salle, il voit sur scène un couple allongé comme en apesanteur. Ils reposent sur une matière qui a l’aspect du brouillard ou de ces limbes qui meublent nos songes. Les personnages en marchant font apparaître des formes, des meubles, l’escalier prend ses contours que parce qu’on l’emprunte. Il en va de même dans certain film d’animation fait avec des murs d’épingle qui ne prennent forme qu’au contact d’une manipulation. Le procédé scénique choisit par le talentueux Fréderic Andrau permet cette distance entre les actes et les pensées des personnages. Ainsi Paul s’adresse au public lors d’un repas de famille qui éveille chez le public un bon morceau de vécu, Paul nous parle et la famille se fige. Il nous livre ses confidences en un moment de fugace éternité. Tout se joue entre le public, interlocuteur privilégié et Paul. Sommes-nous dans le rêve, dans l’imagination, dans la mémoire, dans le présent, le passé ou le futur ? Abolition du temps et de l’espace pour être dans l’univers intime de Paul.
Une belle (et astucieuse) scénographie n’est rien sans des comédiens qui la peuplent et ici la direction d’acteurs de Fréderic Andrau est sans faille. Tous les comédiens semblent si parfaitement être leur personnage que l’on ne peut imaginer quelqu’un d’autre. Ce remarquable spectacle n’est que pour quelques jours à l’affiche, il faut vous précipiter toutes affaires cessantes voir cette œuvre d’une rare beauté qui donne à voir et à réfléchir sur l’âme humaine et si l’on est lucide, sur nous.»

Pariscope, par Dimitri Denorme
« La mise en scène redoutablement efficace de Frédéric Andrau nous conduit aux confins de l’inconscient»

attaché de presse : Jean-Philippe Rigault